Louise Mutrel : Starlight Express Club

 date

du 20/01/2026 au 14/03/2026

 salle

Galerie Édouard-Manet,
Gennevilliers

 appréciation
 tags

Galerie Édouard-Manet

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Deuxième station d’une saison de découvertes à la Galerie Édouard-Manet, avec une proposition de Louise Mutrel, trentenaire marquée par l’année passée au Japon, en 2017, et qui, depuis, mène un travail autour des dekotora, ces camions customisés qui constituent une véritable (sous-)culture dans ce pays. À Gennevilliers, ce sont dans des caissons et sur alu Dibond transparent que ses grands tirages se trouvent exposés, dans un dispositif qui sert particulièrement bien son propos.

Vue de l’exposition

De fait, ces caissons métalliques se trouvent rehaussés d’ampoules colorées en forme d’étoiles ou de papillon, d’autres ampoules clignotent, des chaînes relient certains caissons, etc… Non content de voir les camions augmentés de toutes sortes d’objets ou d’attributs, le visiteur voit donc les conditions même de monstration être pareillement « tunées ». Plus encore, la mise en espace de la salle 1, avec ce premier caisson façon proue, puis un autre isolé, puis trois accrochés ensemble, paraît reprendre la forme d’un camion. Même écho entre image et dispositif dans la salle 3 avec un casson ouvert façon valisée posée au sol, afin de montrer l’intérieur de l’habitacle d’un camion.

Clinquant, le geste de customisation est documenté par des photos en gros plan de Louise Mutrel, regards sur ces parties de camion, sur ces intérieurs capitonnés, ces trompes de klaxons géantes ou ces fourrures cousues sur les sièges. Tout n’est qu’ostentation et kitsch, donné dans des couleurs évidemment saturées, à en devenir presque mélancolique tellement l’opération semble relever d’une volonté de rester en enfance, ou dans un espace protégé et personnalisé à outrance. Quelques photographies plus larges montrent des parkings où plusieurs véhicules stationnent, seuls moments, avec une vue de quelqu’un en train de réparer son camion, où une présence humaine apparaît. Assurément, le vrai sujet, ce sont bien les engins !

François Bousquet
le 13/02/2026

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