(Audiobulb / Internet)
27/03/2026
Electronique

Deuxième référence de la série SITE, instituée conjointement par les labels Driftworks et Audiobulb et qui s’attache à des documentations et captations réalisées in situ dans des territoires spécifiques, Svalr rend compte de l’attirance d’Alex O’Donovan pour le Svalbard, un archipel de l’océan arctique. Loin de se limiter aux field recordings attendus, le Londonien fait le choix d’enrichir ses enregistrements, pour offrir des morceaux d’ambient captivants, dans lesquels des sortes de grondements ou roulements servent de base à des développements prenants.
Ainsi, dès l’Arrival d’ouverture, OD livre une partition mélodico-saturée qui suscite un sentiment entre vertige et volonté de remuer la tête en cadence. Ce mécanisme se retrouve sur la plupart des morceaux de cette courte sortie (trente minutes tout pile), uniquement disponible en téléchargement, avec des conjonctions de lignes proches d’une certaine techno (soit minimaliste, soit plus ouvragée et sombre), d’une part, et enregistrements de cris d’oiseaux, de chants des baleines ou de bruits de glacier et vagues, d’autre part (Impermanence, Crushing).
Un peu galvanisé par ces réussites, l’Anglais peut aussi pousser les curseurs, charger l’espace sonore et proposer un précipité de distorsion (Pale). S’il sait également offrir, au début de Permabloom, un sifflement assez malaisant, c’est pour bien vite passer à des accords et suites mélodiques de clavier plus mélancoliques et accueillants, bercés par de doux bruits d’eau, peut-être peu trop évidents, toutefois, pour clôturer cette publication néanmoins très immersive.
le 12/06/2026