(Nocturnal Rainbow Recordings / Internet)
14/04/2026
Electronique

Ambient / Future Jazz / Nocturnal Rainbow Recordings / Ran Slavin
Diffusant dorénavant majoritairement sa musique par des sorties uniquement numériques via son propre label Nocturnal Rainbow Recordings, Ran Slavin se fait assez logiquement très prolixe. Pas évident, dans ce contexte, de suivre toutes ses publications ; on a, ainsi, raté au moins deux longs-formats depuis Software Shadows, avant de retrouver l’Israélien avec cet Aegean Gold, composé en pensant à ses voyages en mer Égée.
Cet album fait partie de ceux qui se livrent dès le visuel de pochette, avec ce paysage de soleil couchant sur la mer, traité comme si la photo avait été marquée par l’empreinte d’un CD. Tout est alors dit : atmosphère apaisante, jeu sur les reflets aquatiques et lumineux, regard un peu passé sur sa production. Et, de fait, la cinquantaine de minutes qu’offre Ran Slavin va évoluer dans ce registre, entre ambient et néo-classique, nappes accueillantes, intégration d’éléments préenregistrés (tels ces bruits d’insectes nocturnes à la fin de Sea & Santur) et notes divagantes de piano. Celui-ci peut aussi se faire plus feutré, avec travail remarqué à la pédale, quand il donne des suites de mesures ouvragées (Marble & Salt, Plomari Days).
Pour sortir d’un programme arythmique et un peu trop attendu, le musicien peut s’orienter vers du future jazz, par la grâce d’une batterie numérisée régulière et d’accords quasi-syncopés (Golden Haze). Autre singularité, Ran Slavin propose, sur Aegean Gold, trois titres en double, dans une version courte et une version longue, sans vraiment que les premiers soient des radio edits (ou assimilés) des seconds. Sortes de relecture, ils peuvent conduire à des morceaux qui, assez incompréhensiblement, s’interrompent net (Marble & Salt (Short)). Placés en début d’album, ils invitent plutôt l’auditeur à se concentrer sur les sept morceaux suivants, sauf à les considérer comme une simili-porte d’entrée.
le 29/07/2026