Simon Goff

Sparks

(Grand Chess Records / Import)

 date de sortie

17/04/2026

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Grand Chess Records

 liens

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Aperçu comme contributeur sur quelques disques aux côtés de Yair Elazar Glotman et Mats Erlandsson, Deaf Center ou Machinefabriek, auteur de disques conjoints avec Aidan Baker, Simon Goff publie également des disques solo, dans lesquels son violon sert d’instrument de base, aux côtés d’un alto, de claviers divers et d’électronique. Sans s’être penché précédemment sur ce travail individuel, on fait le choix de recenser une courte publication (quatre morceaux et moins de vingt minutes), sortie uniquement en format numérique, et qui voit des extraits de Spark Like Living Mothers, long-format paru en 2023, être remixés par des musiciens appréciés de ces pages.

Pour bien goûter le travail de ces remixeurs, on a écouté chaque morceau original avant de s’attaquer à sa relecture, pour constater, comme souvent, qu’il s’agit d’attirer le titre vers les univers individuels de ces artistes. C’est ainsi que Masayoshi Fujita va renforcer la présence du vibraphone (déjà présent, mais plus discrètement) sur Now Their Pain Is Sugar, en apaiser les rythmiques électroniques et souligner les vocalises féminines, pour en faire un titre plus évanescent et moins direct et franc que l’original. Même mouvement pour The Learning Of The Eye remixé par Anne Müller : accentuation des cordes (le violoncelle de l’Allemande, en soutien des violon et alto de Simon Goff) et atténuation des vocalises, pour un résultat qui manque un peu de consistance toutefois.

Kaitlyn Aurelia Smith offre, pour sa part, à l’enregistrement de Simon Goff un décentrage assez marqué, en ôtant le caractère sombre et un peu chargé de Beyond The Clouds, pour privilégier une rythmique plus claire et quelques apports synthétiques sifflotants, tout en conservant les vocalises féminines d’origine. De même, et alors que les trois autres intervenants ont plutôt opté pour un raccourcissement de la durée des morceaux traités, Pye Corner Audio ajoute quasiment trois minutes à The Yet To Come et de nombreuses rythmiques. Métronomiques et appuyées, celles-ci tirent le titre vers quelque chose de presque dansant, habile conclusion d’une sortie très intéressante.

François Bousquet
le 05/08/2026