(12k / Import)
22/05/2026
Electronique

Entre deux albums sur 12k, Federico Durand se montre assez actif (projets collaboratifs, publications sur d’autres labels) avant de revenir vers le label new-yorkais à intervalles réguliers, et pour des disques dans lesquels son ambient gracieuse et lumineuse peut joliment se déployer. Pour écrire les morceaux de La Manzana Mágica, l’Argentin est parti de sa collection de timbres de Cendrillon, pour tenter de retranscrire l’émerveillement face à ces petites réalisations de papier comme à l’histoire même du conte de fées (où la pomme est le fruit offert par la marraine de l’héroïne et capable d’exaucer trois vœux).
À l’aide de ses différents synthétiseurs et de plusieurs cassettes, Federico Durand confectionne des titres aux notes tenues oscillantes, paraissant frissonner ou évoluer avec précaution. Des craquèlements, petites triturations et quelques captations extérieures (orage, pépiements d’oiseaux, eau qui coule) viennent compléter un paysage sonore qui se montre parfois très émouvant par ces conjonctions gracieuses et minimalistes (Los Días se Acortan). De fines touches presque cristallines peuvent également apparaître (God Helg 1920), venant apporter un aspect plus mélodique.
Le lien avec le conte de fées se fait à travers l’atmosphère générale, plutôt éthérée et propre à une certaine rêverie, par les intitulés des quelques morceaux (Hansel y Gretel, La Manzana Mágica) ou bien grâce à la présence de María Luisa, fille de Federico Durand, venue chanter une comptine (Jul 1948). Ces multiples liens finissent par constituer un ensemble touchant, tout à fait cohérent dans la discographie convaincante du musicien de Buenos Aires.
le 01/09/2026