Abul Mogard & Rafael Anton Irisarri

Where Light Pauses In The Silence Of The Sun

(Black Knoll / Import)

 date de sortie

26/06/2026

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Abul Mogard / Ambient / Black Knoll / Rafael Anton Irisarri / The Sight Below

 liens

Rafael Anton Irisarri
The Sight Below

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Fortuite à l’origine (Abul Mogard ayant remplacé Loscil pour donner un concert en première partie de Rafael Anton Irisarri), la rencontre entre l’Italien et l’États-unien s’avère particulièrement féconde : un premier album au printemps 2024, plusieurs concerts depuis (dont un à la Gaîté Lyrique, recensé sur ces pages, et un autre publié en format numérique par Black Knoll), et un second long-format sans trop tarder. Leur formule étant à présent bien établie, le premier officie au synthé modulaire tandis que le second s’empare de sa guitare électrique, tous deux offrant de longues plages, étirées entre cinq et dix minutes suivant les six morceaux qui constituent ce nouveau disque.

Nés en studio, à Berlin, à partir de sessions d’improvisations, ces titres pourraient souffrir d’une forme d’homogénéité, servis par le même schéma (l’empilement de nappes, avec une petite progression sonore, et la volonté de créer un léger vertige chez l’auditeur), s’ils ne bénéficiaient pas de l’apport extérieur de deux musiciennes italiennes, vivant dans la capitale allemande et qui ont concouru à la réalisation de cet album. Présentes sur deux des six morceaux, Martina Bertoni (qu’on suit par ailleurs, pour ces publications sur Karlrecords) et Andrea Burelli officient respectivement au violoncelle, d’une part, et au violon et chant, d’autre part. Les déliés d’archet de la première apportent une couche de profondeur supplémentaire à A Blue Descent, tandis qu’In A Quiet Radiance opère dans une veine plus lumineuse, éclairci par le violon et les vocalises de la seconde.

Cœur (et sommet, avec ses dix minutes trente) de l’album, ce morceau en est aussi possiblement le plus convaincant, trouvant systématiquement les ressources pour se renouveler, proposer une évolution ou susciter une curiosité. Comme s’ils étaient conscients de cette réussite, Abul Mogard et Rafael Anton Irisarri convoquent, sur Of Blessed Ages, titre qui suit celui qu’on vient d’évoquer, des sonorités proches de vocalises féminines, capables, ici encore, de contribuer à forger un résultat moins uniforme. Outre leurs prestations scéniques (passées ou à venir), ce sont donc plutôt vers ces morceaux-ci qu’on se tournera pour profiter pleinement des qualités de ce duo.

François Bousquet
le 24/09/2026

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