Céline Ohrel
Céline Ohrel
15/09/2026 et 16/09/2026
Théâtre Paris-Villette,
Paris
Au croisement de préoccupations autour du dérèglement climatique et des liens familiaux, Summertime se situe dans une villa de la baie de San Francisco. Tout brûle autour et Ada y retrouve son père, Georges, pas revu depuis trente ans, pour retisser des liens et obtenir des réponses à la mort de sa mère, survenue à cette même époque. Dans un décor réaliste (jusqu’au moindre accessoire) et des lumières rougeoyants, avec une musique qui monte en puissance jusqu’à tout envahir, comme le font fumées et cendres envoyées respectivement du fond de la scène et des cintres, les deux personnages tentent de renouer, s’interrogent et se heurtent souvent à des incompréhensions réciproques.
Malheureusement, la scénographie témoigne de trop de symbolisme, autour de ce thème de la fin d’un monde quand, en parallèle, Ada tente de reconstruire quelque chose avec ce père peu connu, et de reconstituer les circonstances de la disparition de sa mère. En outre, le jeu un peu en force de Céline Ohrel (autrice, metteuse en scène et interprète principale, donc) n’aide pas forcément, barrant l’empathie et mettant le spectateur trop à distance. En face, Philippe Grand’Henry opte pour une évidente posture de résistance, freinant les envies de vérité de sa fille.
Sur le fond, des enjeux technologiques, sociétaux, environnementaux et économiques se trouvent, certes, évoqués, mais demeurent peu approfondis, comme à la surface de la piscine placée à l’arrière-scène (et pourtant sans eau, car, comme le dit Georges au début du spectacle : « Plus d’eau dans la piscine/la Californie brûle »). Ces convocations thématiques servent alors à peine de toile de fond ou de vague contextualisation, sans jamais vraiment s’avérer un ressort dramatique.
Autres dates :
– du 04/11/2026 au 06/11/2026 : Trident - Cherbourg
– 10/02/2027 et 11/02/2027 : Quai - Angers
le 21/09/2026